Malgré un rebond sur la journée de vendredi, les bourses mondiales corrigent nettement sur la semaine. La remontée des tensions commerciales par la faute du protectionnisme américain et l'euroscepticisme grandissant en Italie pèsent sur les indices.

L'Eurostoxx 50 dividendes réinvestis baisse sur la semaine de 1,81 %, le CAC 40 perd lui aussi 2,03 %. Le S&P 500 cède lui 0,88 %, tandis que le MSCI Monde dividendes réinvestis exprimé en euro clôture la semaine à -1,06 %.

Les banques centrales l'ont annoncé les unes après les autres : les péripéties concernant la guerre commerciale de Donald Trump inquiètent.

Après la mise en place de droits de douane à hauteur de 25 % sur l'acier et l'aluminium chinois, de 20 % sur les importations aux Etats-Unis d'automobiles européennes, une nouvelle taxe de 10 % vient s'ajouter sur 200 milliards de dollars de produit chinois.

Ces mesures ne restent pas sans réactions de la part des principaux concernés, et les représailles de la part de l'Union européenne et pékin ne se sont pas fait attendre. L'Europe annonce ainsi de nouvelles taxes sur les vêtements, les véhicules et les cigarettes en provenance des tats-Unis, et la chine, qui accuse Washington de « chantage » se dit prête à prendre toutes les mesures « quantitatives et qualitative » nécessaires.

La question centrale est de mesurer l'impact de l'imposition de tarifs douaniers sur un grand nombre de produits européens ou mondiaux mais aussi l'impact en cascade sur toute la chaine de production mondialisée. Jusque là, le consensus était qu'il y aurait un impact minime sur la croissance et l'inflation, mais personne ne sait réellement faire l'hypothèse que la mondialisation a vécu

Cette escalade de tensions douanières pèse sur les indices mondiaux, et les premières victimes d'une longue série se font déjà connaître : le producteur automobile Daimler (Mercedes-Benz) annonce en début de semaine un « profit-warning » et une baisse de ses prévisions de bénéfices pour l'année en cours des suites de ces nouvelles taxations.

Inconnues politiques ensuite. Il apparaît clairement qu'Angela Merkel est la cible numéro 1 des partis populistes et de leurs leaders, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis. Pourra t'elle survivre politiquement au sommet européen de cette semaine  Et en cas de réponse négative, quel avenir pour l'UE telle que nous la connaissons 

L'Italie fait à également de nouveau parler d'elle cette semaine. L'inquiétude vient cette fois-ci de l'élection d'eurosceptiques à la présidence des commissions du budget et des finances, ce qui a eu pour incidence de peser sur l'euro et entraîne une hausse du rendement de la dette italienne.

Inconnue monétaire enfin. Jusqu'à quelles limites la politique ultra-accommodante des banques centrales et notamment de la BCE osera t'elle aller  Chaque semaine, chaque jour qui passe est accompagné de déclarations toujours plus accommodantes en provenance de Francfort, en opposition de plus en plus flagrante avec le contexte politique actuel !

Ce que l'on peut anticiper à ce stade, c'est que ces « frottements » alimenteront les hausses de prix, ce qui nous amène à privilégier la prudence, les indexées inflation et le cash.

En fin de semaine, tout de même, des bonnes nouvelles viennent soutenir un peu les marchés. Les PMI de la zone européenne ressortent positifs, et l'OPEP signe un accord pour une remontée de la production de pétrole moins importantes que prévu, ce qui vient soutenir le prix du baril.

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,1657 $/€, en hausse de 0,4 % sur la semaine. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 68 $ et le Brent ressort à 75 $. L'once d'or s'échange autour des 1.269 dollars.

 

 

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